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TAM…TAM…TAM… N° 21

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EDITO

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En 2012, nous avons fait l’impasse sur le Tam Tam pour deux raisons. Le container, que nous avions projeté et inscrit au budget 2011, est arrivé sur place après notre retour du voyage de mars 2012.

Nous n’intervenons jamais directement dans la distribution du contenu des containers que nous expédions. En notre absence sur le terrain, cette distribution s’est avérée encore plus compliquée que d’habitude.

En juin 2012, nous étions encore en liaison permanente, écritures, certificats, documents divers avec madame le Préfet Léocadie Tiao, et monsieur le Haut Commissaire. Notre éloignement a laissé place à des sollicitations insolites, voire démesurées, auprès de madame le Préfet, la gendarmerie ayant même dû intervenir. Le fin de la distribution s’est quand même bien terminée en juillet/aout. Il était difficile pour nous de faire un bilan alors que l’opération était encore en cours.

A cette aventure s’est ajoutée, comme mentionné dans le Tambour d’Ars paru en juillet 2012, la gestion du stock de l’ancienne salle des sports. Elle nécessite désormais beaucoup de temps, dans l’ombre, pour maintenir une certaine organisation et propreté. La municipalité nous demande par ailleurs, de chercher un nouveau local.

Nos contacts passent en priorité par madame le Préfet, avec en appui monsieur le Haut Commissaire de la province de Yako, et sa majesté Naba Com, chef coutumier. Mais aussi par Félix président du

COGES (Comité de Gestion de la Santé), par Denise présidente du groupement de femmes ALFA et ponctuellement par Kevin d’APS (Association Paix et Solidarité) très occupé depuis qu’il a entrepris sa ferme expérimentale. Notre ami Augustin est notre fidèle correspondant permanent sur place, toujours disponible.

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Le président, René Chaussin.

NOS RESSOURCES

                     COTISATIONS                                                                  DONS

En 2011 : 1 205 € – En 2012 : 1160 €                         En 2011 : 1 412 € – En 2012 : 1 621 €

                                                               SUBVENTIONS

REGION POITOU-CHARENTES                                                     MAIRIE ARS 

              En 2012 : 2 000 €                                             En 2011 : 1500 €  En  2012 : 1000 €   En 2013 :  750 €

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En 2011 : 1 062 €

En 2012 : 1 019 € (le loto à Sainte-Marie de Ré a été annulé)

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VENTES A L’ENTREPÔT/EX SALLE DES SPORTS

ARS-EN-RE ET VIDE-GRENIERS

En 2011 : 849 €

En 2012 : 2 279 €

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VENTE DE PETITS OBJETS D’ARTISANAT BURKINABE ET GATEAUX

Gâteaux

En 2011 : 2 678 €

En 2012 : 1 765 € (1 vente en moins)

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Artisanat

En 2011 : 484 €

En 2012 : 360 €

 En 2011 : 1412 €  En 2012 : 1621 €

 

NOS DEPENSES

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VOYAGE 2012

Un container à été chargé à Ars. Il a quitté la France mi-novembre 2011 et doit être parvenu à destination lors de notre séjour. Les deux semaines que nous passons à Arbollé doivent nous permettre de réceptionner le chargement, et de continuer notre partenariat avec l’association ALFA. Nous devons aussi « palabrer » sérieusement avec le COGES pour évaluer la réfection du dispensaire.

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Cinq personnes, dont Louise et Marius, deux adolescents de Sainte-Marie de Ré, ont découvert l’Afrique.

Pendant notre séjour 2011, nous avons lors de nos échanges TAM2013-17avec le lycée, constaté que les manuels scolaires étaient quasi inexistants : une centaine d’ouvrages, parfois très anciens, pour 1800 élèves. C’est ainsi que nous avons collecté plus de huit tonnes de manuels scolaires (certains neufs !) qui dans nos établissements devaient être détruits suite aux changements de programmes…

Cette opération a été possible grâce au concours des Fédérations de parents d’élèvesTAM2013-18de La Rochelle, mais aussi grâce à une subvention de la région Poitou-Charentes.

Le container a également été chargé d’ordinateurs et de périphériques. La « fée » électricité n’est pas encore à Arbollé. Malgré tout, nous décidons, pour des raisons pratiques, d’acheminer ce matériel puisque nous dit-on « y’a pas de problème », ça va marcher ! Une précision : aujourd’hui il n’y a toujours pas d’électricité à Arbollé. Les ordinateurs ont été stockés en lieu sûr, en attendant son arrivée, qu’on espère rapide.

VOYAGE 2012 – SUITE

TAM2013-19Comme à chacun de nos départs, avec ou sans container, nos « mamies tricoteuses » de toute l’île de Ré, acharnées autant que dévouées, ont fait danser leurs aiguilles. Nous avons encore acheminé plus de 1000 tricots destinés à la maternité. Ces tricots sont très appréciés des mamans car nous dit-on c’est introuvable à un prix correct au Burkina Faso.

TAM2013-20C’est dans un bel élan de solidarité que nous avons pu charger, toujours nombreux, le container de douze tonnes de livres scolaires, vêtements, chaussures, matériel médical, matelas, vélos…en un temps record, moins de 3 heures, car le container devait impérativement être au port de Nantes avant 17h le même jour. Opération réussie, ouf ! Mais il reste dans le hangar de quoi en remplir deux autres…

Notre container est arrivé sur place bien après notre départ d’Arbollé. C’est donc notre fidèle Augustin qui s’est chargé de toutes les formalités. Il s’est donné sans compter, aux côtés de Léocadie Tiao, dynamique préfète, dévouée à notre cause. Le container est finalement parvenu à destinatin au bout de mille tracasseries. Ce fut pour lui une expérience qui l’a enrichi autant que stressé.

TAM2013-21Déchargement et répartition du contenu à Arbollé.

Nous avions laissé des consignes très précises pour la plupart du matériel, afin qu’il soit réparti pour des besoins réels et identifiés. Là encore Augustin a pris les choses en main avec autorité. Et il en a fallu car certains auraient bien voulu s’approprier quelques biens convoités…

VOYAGE 2012 – SUITE SUITE

 Des jardins maraichers encore bien verts, et des femmes très bien organisées qui se dépensent chaque jour pour que leurs cultures soient productives et donc commercialisables. Les revenus générés complètent ainsi le revenu familial.Cet argent contribue grandement à l’amélioration de l’alimentation et permet la scolarisation d’une partie des enfants de la famille.

 TAM2013-22 8 mars, journée internationale de la femme : un jour presque aussi important que le 11 décembre, jour de fête nationale burkinabée ! La femme est réellement célébrée au Burkina-Faso. En 2012, l’accent était mis sur les risques liés à la maternité. Il meurt encore près de 10% de femmes en couches…

Ce jour à Arbollé, nous avons participé à toutes les festivités : course, discours, danses traditionnelles, match de foot (remporté par les femmes, comme il se doit !)

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Si Louise caresse le rêve de devenir TAM2013-29sage-femme, elle a pu, grâce à Denise et le personnel de la maternité, faire l’expérience incroyable et unique de mettre au monde cinq bébés. Elle a même choisi le prénom d’une des petites filles : Yasmina.

 

VOYAGE 2012 – AMITIES FRANCO-BURKINABE

Le tissu de l’année est crée spécialement pour ce jour du 8 mars. Il alliait en 2012 les couleurs nationales et le sigle de l’OMS. Chaque femme burkinabé, ou presque, achète la pièce de tissu pour se faire confectionner un vêtement pour ce jour, qu’elle porte tout au long de l’année.

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Peut-être plus qu’ailleurs, l’amitié qui nous lie à la population d’Arbollé est immense. D’abord elle a pris ses racines, puisqu’elle est cultivée avec soin depuis 30 ans. Cette année-là, la venue de Louise et Marius a été vécue par nos amis comme un immense cadeau. Les adolescents ont été entourés avec beaucoup de chaleur et d’affection. Denise a guidé Louise lors de quelques accouchements, Marius à été pris en charge par Léocadie qui lui a fait aimer son pays. Ce voyage a profondément marqué Louise et Marius qui ne parlent que de leur futur séjour !

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Fidèle relais de toutes nos actions, Augustin est toujours là pour donner un coup de mains, régler des détails qui nous échappent, nous Européens. Il prépare nos voyages : transport, logement… Il nous sert aussi d’interprète. Faute d’aller à l’école, beaucoup d’habitants de la brousse ne parlent pas ou balbutient le français. Félix, président du COGES est en contact régulier avec l’association pour tout ce qui concerne la santé à Arbollé. En dehors de son rôle professionnel, il apporte joie et amitié au quotidien, lors de nos séjours.

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VOYAGE 2013

Du 21 janvier au 18 février, Blandine, Catherine, Lionel, Nadine et René sont partis, avec une mission précise : la réfection intégrale du dispensaire, selon la demande du COGES (Comité de gestion de la Santé), présidé par Félix Ouedraogo.
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TAM2013-36Sur cette photo, ils sont accompagnés de Marie, fidèle gouvernante sur place, 3ème en partant de la gauche, et d’Augustin.

Le dispensaire date de 1963. Dans ce coin de brousse, il a une réelle utilité pour les 45 864 habitants de la province répartis sur 27 petits villages. Il y a sept ans, les Amis d’Arbollé l’avaient déjà repeint, en parant au plus pressé. Pendant la saison des pluies l’eau s’infiltre allègrement au travers du toit. Il a été refait en y intégrant des panneaux voltaïques, soudés pour éviter les vols. Une équipe de menuisiers et de maçons burkinabés a été recrutée sous la responsabilité de Karim Seni (gants rouges sur photo en bas à droite).

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Le dispensaire sans toit et sans plafond.                      Tôles de 12 m de long en aluminium.

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Camion-boeuf, livreur de matériaux.

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VOYAGE 2013 – SUITE

Le travail de réfection du dispensaire avance dans les temps impartis. Les Burkinabés utilisent des techniques ancestrales, qui font toujours appel aux moyens du bord et à la débrouillardise. Mais pour eux, rien d’impossible ! Y a pas de problème…

TAM2013-42La « boulée » de mortier, à deux pelles et un  seau.

La montée du mortier, à la chaîne sur une échelle en perche d’eucalyptus. Les barreaux sont espacés de 70 cm.TAM2013-43

 

 

       

 


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TAM2013-44Un « nassara » au boulot de grattage de l’ancienne peinture. Nassara, en langue moré, signifie Blanc.

Le dispensaire, une toiture neuve, des plafonds neufs, des enduits refaits. La peinture extérieure et intérieure est de deux bleus différents, clair et foncé, et noire. Les quincailleries des portes et persiennes ont été révisées. Les batteries solaires, reliées aux panneaux voltaïques, ont été remplacées. Le soir, les gardes peuvent ainsi se faire à la lumière.

VOYAGE 2013 – SUITE SUITE

Case handicapés

A la demande de Léocadie Tiao, Préfet dArbollé, l’association a financé la construction d’une maison de huit tôles, pour héberger plusieurs handicapés du village. Le plus souvent ces gens sont totalement démunis et abandonnés par leurs familles. Cette réalisation s’est faite de façon impromptue. Il n’en avait pas été question avant notre séjour. Nous avons été touchés par la cause et par le dénuement de ces personnes.

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Léocadie ouvre la porte, le monsieur handicapé ne sait plus comment remercier. Il tient à poser devant l’appareil photo pour la postérité.

Micro-crédit

Les femmes de l’association ALFA ont créé une caisse de micro-crédit. Elles se réunissent régulièrement afin de faire les comptes. Un habitant de l’île de Ré a confié 2 000 € au groupe qui partait sur place. Cette somme a été remise au groupement des femmes qui ont initié une activité de karité. Le prêteur a souhaité que cette somme soit affectée au developpement de cette jeune affaire. A l’issue des cinq années du prêt, sans intérêt, il envisage que le montant soit réinvesti dans un nouveau projet. Les femmes ont été agréablement surprises et enthousiasmées.

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TAM2013-48Première expérience africaine

Catherine a découvert l’Afrique noire. Elle a été immédiatement conquise par l’accueil et la gentillesse de la population, tout autant que par leurs sourires permanents malgré les difficultés de la vie sur place. Ce ne sera pas son unique voyage. Au retour, elle envisageait déjà le suivant. Elle s’implique dans les Amis d’Arbollé, dont elle vient de rejoindre le Bureau.

VOYAGE 2013 – PRESSE A KARITE

TAM2013-49A l’initiative de Denise Naballoum, ancienne responsable de la maternité d’Arbollé aujourd’hui à la retraite, les femmes ont créé leur association, ALFA (Association Lagem taaba des Femmes de Arbollé). Leur projet, monter un orphelinat. Afin de financer le fonctionnement de l’établissement, elles ont acquis une presse à oléagineux, pour ensuite vendre huiles et savons qu’elles élaborent. Les Amis d’Arbollé ont été sollicités pour coparticiper financièrement, avec l’Ambassade des Etats-Unis, à la construction d’un hangar-atelier.

Sur place, nous avons pu constater l’avancement certain de leur projet, leur détermination et leur dextérité. Elles élaborent des savons, des crèmes, des produits dérivés (photos 7-8-9 ). Il n’y a aucun résidu, les galettes obtenues (photo 3 ) après torréfaction, pressage et extraction de l’huile (photos 3-4-5 ) servent de combustible ou d’aliment pour le bétail.

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Lors de la Foire régionale agro-sylvo-pastorale et artisanale du Nord, qui s’est déroulée à Yako du 29 au 31 mars 2013, en présence de Blaise Compaoré président du Burkina Faso, ALFA a exposé son travail : biscuits de pain de singe, huile de neem (une petite noix), savons et huile à base de karité (photo 8). Leur association a obtenu le deuxième du jury pour le beurre de karité. En cadeau, elles ont reçu une étagère pour présenter leurs produits dans leur local et un réchaud à gaz pour torréfier les graines de karité. Il va compléter le torréfacteur à bois (photo 2 ). Enfin elles sont les piliers de nos échanges avec Arbollé.

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AMBULANCE, BILAN DE DEUX ANNEES

L’ambulance a déjà sauvé plusieurs vies. Elle est utilisée par le dispensaire et la maternité ainsi que pour toutes les grosses interventions qui n’ont pas de solution a proximité. Régulièrement elle transporte des malades vers les hôpitaux de Ouagadougou. Un exemple : pendant notre séjour en janvier dernier, un car qui transportait 50 personnes a quitté la route, en faisant plusieurs tonneaux. L’ambulance a permis l’évacuation rapide des blessés graves, à raison de plusieurs rotations.

Le COGES participe financièrement à l’entretien du véhicule, les patients paient une légère contribution quand l’usage de l’ambulance est nécessaire. Elle est parfaitement entretenue par ceux qui en ont la responsabilité, mais aussi grâce à l’argent d’un généreux mécène.

La lettre de Félix Ouedraogo témoigne de l’importance de ce don, offert par le SDIS 17 en 2011. A l’avenir, un autre véhicule tout terrain s’avère indispensable pour rejoindre les villages isolés en brousse, dont l’accès n’est possible que par la piste.

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LES FEMMES

TAM2013-54Elles sont encore et toujours les piliers de la vie du peuple burkinabé. Dans leur famille comme dans les communautés villageoises, ce sont elles qui levées tôt et couchées tard, effectuent tous les travaux, dedans comme dehors. Elles initient et font vivre les projets. L’association ALFA regroupe plus de 170 femmes. Elles ont recours au micro-crédit. Grâce à leur détermination, elles ont réussi à batir et mettre en route la presse à karité. Elles exploitent des jardins communautaires qui aident à l’autosuffisance alimentaire et économique. Elles sont les moteurs d’une grande partie de l’activité économique. Elles sont, n’en doutons, pas l’avenir de ce pays.

Denise, Léocadie, Nathalie et vos amies, soyez remerciées de ce que vous construisez chaque jour. Toujours gaies, prêtes à danser et à chanter en toute occasion, quel bonheur de vous côtoyer !

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BESOINS, DOLEANCES ET PROJETS

Au cours des séjours, les habitants d’Arbollé nous font part de leurs besoins. Ils expriment leurs « doléances », c’est le mot pour exprimer leurs demandes, qu’ils listent. Ces besoins font l’objet de réunions avec l’équipe des bénévoles rétais sur place. Nous ne pouvons tout retenir bien sûr, cela dépasse parfois nos moyens et nos compétences. Mais nous faisons en sorte de les écouter et, dans la mesure du possible, les satisfaire. Nous avons identifié les besoins suivants :

TAM2013-56Une école primaire à gauche du goudron d’Arbollé à 5 kms du centre du village, et à laquelle nous n’avions jamais rendu visite jusqu’à présent, nous a ému. Issa Kome, le directeur, est venu nous voir à plusieurs reprises. Il nous a invité à découvrir son étéblissement : quatre classes en dur et une sous la paillotte. Au total près de 250 enfants, pas d’électricité, et surtout pas de pupitres pour le CP sous la paillotte. Ils ont besoin d’équipement. Il faudrait agrandir l’école, et acheter des bureaux.

Au regard de ce que nous avons constaté cette année, et lors de nos échanges avec les femmes, il s’avère que les graines que nous apportons ne sont pas adaptées au climat sahélien. Il fait très chaud et les semis n’ont un taux de réussite que de 10 %. Ce serait mieux d’acheter sur place, à la Pépinière nationale, des végétaux plus appropriés. Les légumes sont une source importante de complément de revenu du foyer. Souvent cet apport permet la scolarisation d’un ou deux enfants de la famille. Eux-mêmes n’en consomment que très peu, ils les gardent pour les vendre aux « fonctionnaires ».

TAM2013-57Les ventes d’objets que nous rapportons de nos voyages rencontrent un vif succès. Elles ne représentent encore qu’une petite partie de nos ressources. Nous pensons que ces ventes peuvent être développées afin de faire grossir la cagnotte. C’est pour nous aussi le moyen de faire connaître l’artisanat local, qui est d’une grande créativité et d’un savoir-faire unique. Saluons leur talent pour la récupération. Nous souhaitons développer l’offre des objets dont nous remplissons nos valises. Nous voulons en faire un véritable partenariat économique.

La presse à karité tourne à plein. Le local qui l’abrite est prêté gracieusement, mais cela n’a qu’un temps. En plus, il est exigu, les femmes manquent de place pour travailler correctement. Elles nous ont demandé une aide financière pour construire un petit bâtiment fermé, où elles pourraient stocker leur production. Les produits dérivés (dont les savons sur la photo) se vendent comme des petits pains. Ce sont d’excellents produits naturels dont nous serions heureux d’être les ambassadeurs. Le propriétaire des Magic Bus de Saint-Clément des Baleines a offert aux Amis d’Arbollé un véhicule de 15 places qui leur serait d’une grande utilité. Nous recherchons le financement pour son acheminement.

LES PARRAINAGES

Devant la demande de plusieurs Rétais et aussi devant la pauvreté de beaucoup de Burkinabés, nous avons initié des parrainages à tiitre individuel, via Les Amis d’Arbollé. Cependant, en étant sur place, cela nous permet de valider les engagements réciproques. Les parrains financent la scolarité de jeunes, qui en retour doivent donner régulièrement de leurs nouvelles, via des courriers. En moyenne, un parrainage de lycéen coûte environ 60 euros par an. Ces dons sont déductibles des impôts.

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A gauche, Monique, parrainée par une dame d’Ars. Cette jeune fille, au départ très timide, s’est ouverte et révélée ces deux dernières années. Elle réussit une très bonne scolarité.

A droite, Pauline, parrainée par un couple d’Ars. Elle est amie avec Monique, elles se soutiennent. Lors du séjour de février 2013, nous avons eu la joie de les voir quotidiennement.

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A gauche, Odette, orpheline de père et mère. Elle est parrainée par un couple d’Ars, depuis 7 ans. Elle arrive au terme de ses études de sage-femme, après être passée par un cursus scolaire difficile et long. Elle est ici avec Raguilisida-Corinne-Flavie, sa fille qui vient d’avoir 4 ans.

Sur la photo de droite, deux enfants parrainés : Apollinaire (à l’extrême gauche), 16 ans, en classe de 4ème, issu d’une fratrie de 17 enfants. Il ne pouvait plus continuer sa scolarité du fait de la pauvreté familiale. Il est parrainé depuis trois ans par une famille maritaise. Jérôme (en fauteuil roulant suite à une polyomiélite) est en 3ème. Il est orphelin de père et de mère. Il est brillant et tête de classe. Sa famille ne souhaitait plus assumer les frais de scolarité. Il est co-parrainé par une famille arsaise et une famille maritaise.

Par ailleurs, un couple d’Ars a parrainé pendant 3 ans une élève institutrice jusqu’à la fin de sa formation. A ce jour, elle exerce dans une école dans les environs d’Arbollé. Le parrainage a donc pris fin. Un autre couple d’Ars a parrainé une monitrice qui voulait devenir institutrice. Au bout d’un an et deux ou trois lettres échangées, plus rien, pas de nouvelles. Pendant notre dernier séjour, l’élève n’a pu être jointe. Il a donc été mis fin à cette aide.

PASCAL

TAM2013-60Pascal Goumard nous a quitté le 27 février 2013. Lors de ses deux séjours à Arbollé, en 2009 et 2011 l’Afrique l’a touché au coeur. Il la rencontrait pour la première fois. Il n’a eu de cesse de penser à ceux restés dans la brousse. Des voyages sur place, il reste des témoignages photographiques. Lorsqu’il est décédé des messes ont été données à Arbollé et à Ouagadougou, en l’hommage à l’homme et à son implication. Une complicité s’était formée entre Augustin et Pascal. Il a permis à ce jeune burkinabé de venir en France, de résider à Ars pendant trois mois et de lui donner des bases de connaissances afin qu’il puisse à sont tour, créer sa petite entreprise. Sa proximité et sa générosité ont également touché la communauté d’Arbollé.

REMERCIEMENTS

TAM2013-61Un séjour au Brukina Faso, en brousse, ce n’est pas anodin. Les conditions de vie peuvent se révéler compliquées et périlleuses pour nous Européens, habitués au confort quotidien, dont nous n’avons pas toujours conscience. Imaginez une vie sans électricité, sans eau potable, sans douche, sans WC ni PQ, sans mobilier, sans chaise pour se poser, l’harmattan qui souffle et qui soulève en permanence des nuages de poussière des kilomètres de goudron pour acheter de l’eau ou même une simple boîte de sardines, et tout cela sous un soleil de plomb, 45 ° en février, 60 ° en mai.

Depuis deux ans, les voyageurs des Amis d’Arbollé ont la chance d’être hébergés gracieusement dans une vraie maison, en béton, spacieuse, lumineuse et aérée, en plein centre du village. Certes elle n’a ni eau ni électricité, ni aucun mobilier, mais nous y avons posé nos matelas, notre table, nos huit chaises et notre réchaud avec un vrai bonheur.

Un grand merci à Pierre Payao, douanier à Ouagadougou, qui nous y accueille gentiment. Cette maison est celle qu’il s’est fait construire pour sa retraite. Elle nous permet de nous reposer, d’y inviter nos nombreux amis de passage du matin au soir, et de réfléchir tranquillement aux actions à entreprendre.

Mille fois merci !

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L’AFRIQUE TOUJOURS

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                                              Merci pour votre précieux soutien.

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